samedi 23 juillet 2016

Au bord d'une route

Les bords de routes sont propices au développement d'une flore rudérale diversifiée et parfois magnifique.






mercredi 20 juillet 2016

Un temps de geek

Ou plutôt une chaleur à ne pas mettre un geek dehors. Par ces chaleurs, et sauf si j'ai des contraintes particulières, je ne sors de chez moi que quelques heures en soirée. Le reste du temps, je tente de faire avancer un de mes nombreux projets professionnels ou personnels. Or justement je me suis lancé il y a quelques semaines un nouveau défit qui dépasse en complexité tout ce que j'avais réalisé jusqu’alors.

Vous savez que les deux constituants fondamentaux d'un ordinateur sont le microprocesseur et la mémoire. Et vous savez certainement qu'il existe plusieurs sortes de mémoire : la mémoire vive, qui peut être modifiée pendant l'exécution d'un programme, la mémoire morte, qui ne peut pas être modifiée (ou seulement de manière occasionnelle, lors d'opérations de "mise à jour"), et la mémoire de masse, qui est beaucoup plus lente que les deux premières, mais permet de stocker beaucoup plus de choses.

Eh bien je me suis mis en tête de concevoir et de réaliser un ordinateur sans microprocesseur, dont l'unité centrale (hors mémoire vive et oscillateur d'horloge) n'est constituée que de mémoire morte, à l'exclusion de tout autre type de composant électronique actif. Pour avoir une chance de réussir, il me faut procéder par étapes, et la première étape doit établir la faisabilité du projet en réalisant un compteur binaire constitué uniquement d'une mémoire morte dont les sorties de données sont réinjectées sur les entrées d'adresse. Pour des informations plus détaillées, je donne des explications ici. Cette première étape est maintenant parfaitement validée et j'ai bien progressé ces dernier jours, la chaleur aidant (en m'obligeant à rester à la maison), vers les suivantes. J'espère que vous me pardonnerez ce petit hors sujet :-).



samedi 16 juillet 2016

Verts et foin

Pendant quelques jours, des balles de foin sont apparues dans les prés tout juste fauchés. Transformation éphémère du paysage qui marque l'avancée de la saison...






mercredi 13 juillet 2016

L'odeur du foin

La fenaison a été très tardive cette année en raison des épisodes pluvieux rapprochés des mois de mai et juin. Il aura fallu attendre le début de l'été pour assister enfin à cette transformation des paysages qui marque généralement le troisième acte du printemps.





samedi 9 juillet 2016

Entre vert et jaune

Ce début d'été est encore un peu printanier dans les zones humides ou ombragées, mais les couleurs en plaine montrent que le temps des moissons est arrivé.








mercredi 6 juillet 2016

Le quatrième cercle

L’homme est un être qui aspire à explorer. Dès son plus jeune âge, il explore son environnement immédiat avec la vue, le goût, l’odorat, l’ouïe et le toucher. C’est le premier cercle de découverte. Plus tard, lorsque le jeune enfant commence à se déplacer de manière autonome, le rayon de son champ exploratoire s’étend de plusieurs mètres autour du lieu de vie. C’est le deuxième cercle. Puis il y a la cour, le jardin, le quartier, c’est le troisième cercle. Arrive ensuite le temps où les enfants osent s’aventurer dans le petit chemin qui part près de la maison et s’enfonce dans une nature luxuriante pleine de promesse. C’est le quatrième cercle, qui pour le jeune citadin est souvent beaucoup plus encadré… Le cinquième cercle, qui s’étend à plusieurs dizaines de kilomètres autour du lieu de vie, devient accessible lorsque l’enfant devient adolescent et dispose d’une bicyclette ou d’un deux-roues motorisé, et même sinon avec de bonnes jambes. L’âge adulte donne libre accès au sixième cercle, qui de nos jours est la planète entière.

A ces cercles géographiques s’ajoutent d’autres périmètres : notamment celui de la connaissance, celui de l’imagination, celui relatif à l’autonomie dans la vie quotidienne, auquel certaines personnes accèdent difficilement, celui relatif à la vie sociale, et le cercle professionnel. Nous n’avons pas tous la même envie, la même appétence pour l’exploration de ces différents cercles. Il y a des écrivains qui n’aiment pas voyager, de grands voyageurs qui n’ont pas beaucoup d’imagination, ou encore des gens qui n’aiment pas lire ou ne sont pas spécialement curieux, ou bien qui ne considèrent pas la culture comme un trésor inestimable. Il y a ceux qui aiment survoler et voir beaucoup de choses, et ceux qui préfèrent approfondir un sujet, quittes à passer à coté de nombreuses autres possibilités que la vie pourrait leur offrir. Il y a aussi ceux qui sont bridés dans de nombreux domaines par une situation économique ou politique, ou par un handicap ou des problèmes de santé par exemple.

Les photos de ce billet illustrent ce que j’ai découvert lorsque, vers l’âge de 7 ou 8 ans, j’ai accédé au quatrième cercle. C’était une époque où, à la campagne, les velléités exploratoires des enfants n’étaient bridées que par leur peur de s’éloigner des lieux familiers, et non par des parents inquiets de ce qui pourrait arriver. Aujourd’hui, dans mon village,  des enfants ne seraient pas autorisés à aller dans ce petit chemin avant l’âge de 10, voire 12 ans, et encore, à condition d’être en groupe (ce qui est en l’occurrence une bonne précaution), muni d’au moins un téléphone, et pour une durée très limitée. A l’époque, les seules consignes étaient de ne pas faire de bêtises et d’être de retour pour le prochain repas… Et c’était la deuxième qui posait le plus de problèmes.