Une nuit sous les étoiles

(Image d'illustration par Comfreak sur Pixabay)

Je me suis acheté un petit télescope pour retrouver l'indicible émotion d'observer Saturne, Jupiter et d'autres objets remarquables de l'univers proche. Il existe de nombreuses photographies très détaillées et magnifiques de ces objets, mais avec un télescope optique, ils apparaissent aussi réels que les arbres ou les cailloux qui nous entourent.

On voit une maison, par exemple, parce-que des photons produits par le soleil ont rebondi à sa surface jusqu'à arriver sur notre rétine en traversant notre oeil. Notre oeil ne va pas sonder la maison, il se contente de recevoir et d'analyser les photons qui en proviennent pour donner à notre cerveau les informations qui lui permettent d'en fabriquer une image mentale.

C'est exactement pareil pour Jupiter, ce gros point lumineux bien visible dans le ciel en soirée cet été. Imaginez la scène globale, représentée par ce dessin dont la largeur correspond à environ un milliard de kilomètres.

À l'échelle utilisée, le Soleil, la Terre et Jupiter apparaissent comme des points. Il faut les agrandir 100 fois, comme cela est fait dans les cercles estampillés x100 de l'illustration suivante, pour voir que le Soleil a un diamètre 10 fois supérieur à celui de Jupiter et 100 fois plus grand que celui de la Terre. 

Exprimons-nous en millions de kilomètres (Mk). Dans cette unité, le diamètre de la Terre est d'environs 0.013, celui de Jupiter 0.14 et celui du Soleil 1.4.

Par une belle soirée d'été, je marche dans la plaine avec mon télescope dans mon sac à dos. Je m'éloigne des éclairages publics. La nature est silencieuse. Je distingue encore au loin quelques vignes, une mosaïque de chaumes et de labours, des prairies bordées d'arbres où coule paisiblement la Vingeanne. Je suis seul mais dans mon esprit raisonne l'écho de soirées en famille, quand on descendait des couvertures dans la prairie en bas de la maison pour s'y allonger et observer les étoiles.

De rose, le ciel est devenu bleu sombre et des centaines d'étoiles sont visibles. La voie lactée commence à apparaître. Je pointe le télescope sur Jupiter. Le but est de faire entrer dans cet entonnoir à lumière les photons du soleil qui ont rebondi sur la planète et ses satellites quelques secondes auparavant, et de les guider jusqu'à mon oeil gauche avidement placé en face de l'oculaire.

Et voici qu'apparait la planète rayée si proche et si lointaine, avec ses quatre lunes bien alignées d'un même coté ce jour là. Je vois vraiment Jupiter, je suis en prise directe avec Sa Réalité.

Et tout cela est possible parce que l'univers nous a doté d'un système de vision capable d'intercepter et d'analyser de petites perturbations se propageant dans une des composante de la trame de l'espace-temps appelée le champ électromagnétique... C'est dingue, non?




Commentaires

  1. Dingue, je ne sais pas, mais pour une bonne part astronomique, à n'en point douter ! :-)

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