Revenu universel

Un billet hors série.

L’idée que les machines prennent le travail des gens est aujourd’hui très répandue. Ce phénomène n’est d'ailleurs pas nouveau. Dans les années 1460 (vous avez bien lu, 1460), les presses d’imprimerie tout juste inventées par Gutenberg étaient machina non grata en France parce qu’elles menaçaient de prendre le travail des copistes qui, à l’époque, écrivaient les livres à la main !
Pourtant, sans les tracteurs, les tronçonneuses, les bétonneuses, les grues, les portiques de manutentions, les voitures, camions, trains, bateaux, les ordinateurs, les réseaux de communication et autres équipements mécanisés ou automatisés, nos conditions d’existence seraient misérables. Notre niveau de vie est la conséquence directe de l’utilisation de ressources technologiques permettant de produire plus avec moins d’heures de travail. Alors où est le problème ?





Le problème, c’est bien sûr la répartition inégale des bénéfices de la technologie dans une population de plus en plus nombreuse et bercée par l’idée absurde qu’un régime permanent de croissance matérielle est parfaitement possible sur une planète aux ressources limitées.
Avec moins de machines, on aurait moins de richesses matérielles, mais elles seraient peut-être mieux réparties car il y aurait besoin de plus d’heures de travail et que tout travail mérite salaire. Plus de travail pour moins de richesses matérielles, mais réparties de manière plus homogène, est-ce la meilleure approche ? Pourquoi ne pas permettre à ceux qui le souhaitent de travailler moins en bénéficiant d’une partie des bénéfices de la mise en application de connaissances technologiques qui seraient alors considérées comme un bien commun ?

Je n’écoute jamais les discours politiques. Il m’arrive parfois de survoler un article dans la presse et d’écouter une occasionnelle discussion dans le cadre professionnel ou familial, mais à faible dose parce que je préfère me forger ma propre opinion sur les sujets de société sans être trop influencé. Bien avant d’entendre parler, au cours des derniers mois, de revenu universel, il m’est arrivé de réfléchir à un système économique dans lequel on redistribuerait à l’ensemble des membres d’une communauté – par exemple les habitants d’un pays – tout ou partie des bénéfices issus des connaissances technologiques qui y sont exploitées.

Cette idée m’est revenue à l’esprit lorsque j’ai vu ces bocaux jetés dans un bosquet, au bord d’une route. Face à une telle scène, je gage que beaucoup de gens considèrent que l’auteur de cette décharge sauvage est une personne sans scrupule, égoïste, et indifférente à la qualité de notre environnement. Je ne connais pas la personne en question, appelons-là monsieur Bockq, mais je vais me faire l'avocat du diable en imaginant une situation particulière, tout à fait plausible. Monsieur Bockq, qui vit à la campagne mais travaille dans une grande ville à une quarantaine de kilomètres, a une vie professionnelle très active et très prenante. Un samedi matin, après une semaine de travail harassante, il décide de nettoyer sa cave. Il charge sa remorque avec différents objets, dont une cinquantaine de vieux bocaux et se rend à la déchetterie. Mais arrivé sur place, il s’entend dire que ce genre de déchets n’est pas accepté. Sous le coup de la colère, cet homme qui n’est pas spécialement plus odieux ni plus mauvais que la plupart des gens, jette ses bocaux dans la nature en se disant que la vraie responsable est une société qui n’est même pas capable de fournir aux gens qui travaillent un guichet unique pour se débarrasser des déchets de toutes sortes. Bien sûr, il aurait pu passer quelques heures à vider les bocaux dans une fosse au fond de son jardin, puis les apporter à Emmaüs, qui les revend à 50 centimes d’Euro l’unité. Mais le temps, justement, c’est ce qui manque à Monsieur Bockq. (Toute ressemblance avec des personnages et faits réels serait purement fortuite.)



A mon avis, un revenu universel ne pourrait être vraiment profitable que si les bénéficiaires donnaient en retour quelque-chose à la société. Par exemple, en entretenant des lieux publics, en rendant service à des personnes âgées, en faisant du soutien scolaire, en proposant des activités pédagogiques ou de découverte, ou mille autres choses, incluant, pourquoi pas, le tri et la prise en charge de déchets composites tels que des bocaux remplis de denrées périmées. Et peut être aussi que l'hypothétique Monsieur Bockq, avec un ce revenu supplémentaire, pourrait libérer une journée ou une demi-journée par semaine pour s'adonner plus sereinement à des activités personnelles, qu'il serait moins stressé et aurait le temps de mieux gérer ses déchets, et même de proposer ce service à ses voisins ?

Ce principe de donner quand on reçoit, selon ses possibilités et ses compétences, s’impose comme une évidence dans les petites communautés, à l’échelle familiale ou tribale, mais n'a pas été intégré à l'échelle des sociétés modernes où les individus se fondent dans la masse. Quel serait l’impact d’un revenu universel dans une telle société ?

Pour lever toute ambiguïté, je ne cautionne en aucun cas le fait de jeter des déchets dans la nature ! J'étais même particulièrement remonté lorsque je suis tombé sur cette décharge sauvage. J'essaie juste de réfléchir, parfois, à ce qui ne "tourne pas rond" dans notre société.

Commentaires

  1. des bénévoles ont nettoyé hier la roselière du bout du lac léman... 200 personnes et des tonnes de détritus ramassés, donne à réfléchir aussi...

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    1. Je me pose parfois la question, faut il nettoyer ? Car il y a des gens qui vont ensuite jeter leur déchets en se disant que de toutes façons, ce sera nettoyé. Mais si on ne nettoie pas, les gens se disent qu'il y a déjà des déchets, alors un peu plus, un peu moins... Il faudrait sévir, il n'y a que ça qui marche, mais c'est souvent impossible de retrouver les coupables :-\.

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  2. J'imagine le scénario suivant : une personne vient de décéder et le(s) enfant(s) n'ont ou n'a pas envie de s'embêter avec les conserves que faisaient ses parents .En espérant que peut-être en les jetant là , quelqu'un les récupéreraient, tout du moins les bocaux vides car je pense que la denrée est périmée.

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    1. Ou encore, quelqu'un achète une maison et la cave est pleine de bocaux. Pas question de consommer quand on ne sait pas quand et comment cela a été stérilisé. Avec les fruit, le risque de botulisme est plus faible, mais on ne sait jamais.

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  3. Oui, il y a des choses emm... dans la vie! Mais on assume tout seul, sans laisser le soin à d'autres de faire le travail à sa place. Aucune excuse pour ton personnage, à mon avis!
    Par contre, je suis d'accord avec ta réflexion!
    Bon dimanche!

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    1. Oui, si encore seulement le contenu avait été jeté, ma foi c'est biodégradable. Mais on voit de plus en plus de déchets de toutes sortes, parfois des sacs d'ordures ménagères et c'est vraiment lamentable.

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  4. L'organisation des déchetteries est telle que ces horribles dépôts sauvages se multiplient ! Rendons aux gens (et développons) leur bon sens et moins d'injonctions ne nuiraient pas non plus ...
    Je crois que je vais relire l'Utopie su Sieur Thomas More.

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    1. J'ai chez moi un sac rempli de médicaments depuis des années. A la déchetterie, ils me disent de l'apporter à une pharmacie, et à la pharmacie, de l'apporter à une déchetterie...

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  5. la politique est si tragiquement triste en ce moment que je vais voter pour ce blog que j'adore merci pour cette réflexion

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    1. Merci, mais ce n'est pas ce blog qui va résoudre grand chose ;-). S'il apporte un peu de nature (d'habitude) à des lecteurs qui se réjouissent de vivre dans un monde en paix et aspirent à profiter des choses simples de la vie, c'est déjà ça.

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  6. Bonjour,
    Pardon de faire irruption ici. Je viens notamment de chez Deloin.
    Le fait de jeter des déchets dans la nature n'est évidemment pas qu'une problématique environnementale, elle est surtout celle d'une totale absence de respect, d'esprit civique ou d'individualisme égoïste. Selon moi, rien ne peut justifier une telle approche et surtout pas d'avoir trouvé la déchetterie fermée ou de ne pas avoir le temps. Bien peu de personnes sont réellement débordées sans cesse et si c'était réellement le cas, il y aurait d'autres questions à se poser. Mes parents n'avaient pas une culture environnementale particulière, mais en aucun cas, ils auraient jeté (jetteraient encore) quoi que ce soit chez les autres ou sur un espace public. Malheureusement, cette pratique est effectivement très répandue en France (pas qu'en France hélas, c'est un comportement assez fréquente dans les pays dits latins) et devrait être sévèrement sanctionnée. Il ne devrait y avoir aucune tolérance. Il m'est arrivé de m'en prendre à des automobilistes ou piétons qui jetaient leur paquets de cigarettes vide ou leur canette de soda. Ils n'ont même pas conscience de faire mal, tant le geste est "naturel". Oui, il y a sûrement des ajustements à faire avec les déchetteries et la gestion des déchets en général. Par exemple, pourquoi vend-on encore des emballages durs non recyclables ? Et les communes ou intercommunalités font-elles tout ce qu'il faut pour la gestion des déchets ?
    Au sujet des médicaments, j'ai retenu pour ma part que les boites en carton étaient à mettre dans la poubelle jaune de recyclage et que les emballages individuels de médicaments et les médicaments eux-mêmes étaient à remettre à la pharmacie. En tout cas, c'est ainsi que cela fonctionne chez nous (nous l'avons fait en fin d'année dernière).
    Sinon, assez d'accord avec la réflexion initiale.
    Bravo pour toutes ces photos grand format de ce blog, très bien réalisées.

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    1. De chez Deloin et de chez PH :-). Je me réjouis que vous visitiez mon blog. Oui, moi aussi j'aimerai pouvoir sanctionner de manière systématique et proportionnée les gens qui salissent la nature avec leur déchets. Mais cela supposerait une surveillance généralisée des déplacements de chaque individu, et le remède pourrait bien vite s'avérer pire que le mal.
      Il nous est déjà arrivé, avec mon frère, de découvrir une décharge sauvage dans laquelle se trouvait une facture. Nous sommes allé voir la personne dont le nom apparaissait sur ce document, avec tous les objets concernés dans une remorque, avec l'intention de les restituer à leur propriétaire. Mais cette personne avait juste accepté qu'un brocanteur nettoie son garage pour y récupérer, en contrepartie, des objets à revendre. C'est une forme de malveillance comme une autre, les escroqueries, les cambriolages, les actes de violences etc...

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  7. Comme Cornus ci-dessus, je suis effarée par le manque de civisme des Français en général (mais je sais que ça arrive ailleurs aussi). Ca doit être mon côté suisse ;) Après 10 ans au Canada, je suis toujours incroyablement surprise quand après un événement où une large foule s'est réunie (feux d'artifice, concerts, etc.), le lieu de l'événement est toujours pratiquement impeccable après le départ de cette foule. C'est l'une des raisons pour laquelle je n'irai jamais vivre en France :(

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    1. Le mauvais comportement d'une personne sur 1000 suffit à souiller de cette façon l'environnement. Sachant qu'en France, un homme sur 500 et une femme sur 21 000 sont en prison, et que beaucoup de gens condamnés par la justice ne font pas de prison et que beaucoup de gens commettant divers incivilités et délits ne sont pas condamnés, la délinquance de type décharge sauvage n'est pas plus répandue que les autres. Ce qui ne veux pas dire du tout que je l'approuve ! Au Canada (toutes provinces confondues), il y a environ un homme sur 350 et une femme sur 7000 en prison.
      D'autre part, il ne faut pas oublier -- et ce n'est pas réjouissant -- que la plus grosse saleté est celle qui ne se voit pas, notamment les traitements chimiques de certaines cultures et la pollution. En France, on a de gros problèmes de pollutions aux particules fines, notamment.

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  8. beau sujet de réflexion ces bocaux colorés! ici je deviens rouge aussi quand je découvre que des voisins pensent que mon jardin est un cendrier...et les néerlandais sont négligents, paresseux ou inconscients autant qu'ailleurs. La dernière mode (grave) est de jetter les résidus de labos de drogues dans les canaux...
    :-)

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    1. La pollution aquatique est particulièrement sournoise, car elle ne se voit pas toujours :-\.

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    2. La pollution dans les cours d'eau et plans d'eau peut néanmoins se voir d'emblée pour un naturaliste et fin observateur, car en France, dans la majorité des cas, les pollutions sont liées à des excès de nutriments (azote, phosphore surtout), car les cas de pollutions où il y a uniquement des toxiques (pesticides, métaux lourds) sont très rares. L'autre souci est de prendre conscience qu'il y a bien peu de cours d'eau non pollués en France (dans les plaines j'entends, car en montagne ou les régions peu peuplées, ça va mieux quand même).

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  9. C'est même pas dit que ce n'est pas consommable, à faire bouillir tout de même pour être sûr d'éliminer le botulisme ! et vérifier le vide du joint caoutchouc. A part ça , si en ouvrant les qualités organoleptiques sont mauvaises, oui, direction le compost, ou ajouter un peu à la pâtée des poules ; sinon, consommable. Les fruits en bocaux sont assez acides pour se conserver longtemps, bien mieux que dans des boîtes de conserve en métal (même avec du vernis à l'intérieur) .
    Alors quand c'est dans la cave d'une maison qu'on vient acheter, quoi faire ? Au moins , comme vous le dites, si on craint de s'empoisonner, ne pas aller foutre le bazar ailleurs sous prétexte que not in my backyard, c'est mieux. Ouvrir les bocaux demande de supprimer le vide (en les chauffant quand le joint est vieux et se déchire) et donc demande du temps, de l'énergie...
    Je viens de faire un grand trajet Normandie / Rhône et ai vu les panneaux https://94.citoyens.com/2016/proprete-sur-les-autoroutes-dile-de-france-il-y-a-encore-du-boulot,26-01-2016.html Dans d'autres pays, comme au Japon, c'est propre par terre.

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    1. C'est vrai que lorsque je suis allé à Jersey, je n'ai pas vu le moindre détritus. Mais c'est une île et il y a un effet de "petite communauté", de respect mutuel qui semble disparaitre même dans certaines zones rurales de ma région :-\.

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    2. Je Japon est une île, aussi. Mais pas une petite communauté. Il y a toute une organisation pour que ça reste propre. 1) ne pas jeter (rue, parcs, sentiers, quais de gare ou de métro) et du personnel dans les lieux publics *** 2)Il y a des poubelles de tri , par exemple près des distributeurs de boisson, il y a un réceptacle à canettes 3) le tri domestique est plus sérié que chez nous, faut décoller l'étiquette des bouteilles en plastique par exemple. Il n'est pas question de mettre la poubelle ad hoc un autre jour (il y a plein de corbeaux et si c'était dehors trop longtemps, éventration des sacs garantie). Alors dans un pays où il fait chaud et humide en été, cela conduit à devoir garder dans l'appartement les couches de bébé, par exemple, en les scellant dans un petit sac individuel. C'est probablement énergivore, mais personne ne descend la poubelle correspondante en dehors du jour J . Il y a des tournées différentes plusieurs fois par semaine, on a intérêt à garder le planning sous la main!
      *** J'avais été impressionnée de voir un vieux monsieur, retraité, qui arrondissait sa pension en faisant le ménage dans une grande gare, je n'osais presque pas marcher là où il venait de passer la serpillière; c'était mon premier séjour là-bas, je ne savais pas encore communiquer pour remercier pour le service. J'ai juste fait un sourire et une courbette.

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  10. Une chose qui n'énerve aussi est le manque de respect du travail accompli ; la personne qui a préparé ces conserves a pris le temps d'éplucher, stériliser, ranger. De même que lors d'un cambriolage où des bijoux ont disparu pour être revendus au poids de l'or, le joaillier avait travaillé , orné, sculpté l'objet. Que lorsqu'un mur est barbouillé de tags, l'ouvrier l'avait d'abord peint proprement.
    Que lorsque des plantations sont pillées ou saccagées, un jardinier les avait préparées pour l'agrément ou l'utilité.

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    1. Ah, c'est ce que je dis à mes étudiants pour les convaincre de se lever le matin pour venir en cours, à savoir que des gens triment pour leur payer des études. Ceci dit, plus de 75% de mes étudiants assistent à mes cours, ce qui est un très bon score à l'université...

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    2. Ne vous leurrez pas, si la qualité de vos cours n'était pas au rendez-vous, vos étudiants ne se donneraient pas la peine d'y assister ;-)

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  11. Ca me rappelle un épisode de ma vie où j'étais d'une colère folle ... presque meurtrière ! J'étais en train de déménager, et j'avais loué un petit fourgon pour le week-end pour tranporter les éléments très encombrants qui restaient dans mon ancien logement, vieux canapé, vieille télé, table et buffet ancien etc., après dégagement des cartons. Et me voilà partie à la déchetterie ... celle de Lormont en Gironde ... je le dis pour faire une contre-publicité ... tiens voilà que la hargne me reprend ! Arrivée devant l'entrée, mon véhicule ne passait pas sous la barre, et je demande donc au responsable de la lever pour moi ... et voilà qu'il m'envoie carrément chier parce que NON, il n'a pas le droit,mon véhicule ne passant pas sous la barre est considéré comme professionnel ! Et j'ai beau lui faire remarquer le logo de location super-U collé dessus et le contenu qui à l'évidence vient d'un simple déménagement privé, et bien ce con a tenu bon dans sa connerie ! Je me répète mais c'est pourtant bien ça ! Alors je lui ai dit que j'allais tout poser devant la barre ... à conard, conard et demi ! Et le voilà qui me menace des gendarmes ! Je lui dis "allez, vas-y, appelle-les, je vais leur expliquer comment tu es con" ! Alors pendant que mon fils et moi on décharge le fourgon, lui téléphone aux flics, qui débarquent un quart d'heure après. Ah qu'est-ce que je me suis fait passer ! Ils m'ont obligée à transporter à la main toutes mes affaires jusqu'aux bennes, et on a utilisé la table de télé qui comportait des roues pour faire grimper le canapé et le buffet jusqu'aux bennes. J'ai dis aux flics qu'ils pouvaient me verbaliser s'ils voulaient ... mais ils n'en ont rien fait, je pense qu'ils ont quand-même du se rendre compte de la débilité de la situation ! Et ils m'ont appris qu'ils ne seraient pas déplacés à l'appel du quidam si j'avais déchargé le fourgon côté route, sur le trottoir, hors de la zone proprement dite de la déchetterie ! Ah elle est belle, la France ! Enfin depuis j'ai connu d'autres déchetteries où les gens sont normaux, heureusement, mais celle-là, je la retiens ! Alors ton monsieur Bock, tu sais, finalement je le comprends ! C'est comme quand il y a quelques années, venant d'aménager dans une nouvelle maison, j'avais pour la première fois posé une poche jaune dédiée au recyclage pour le ramassage hebdomadaire de mon secteur ... et que ladite poche est restée sur le trottoir avec une feuille collée dessus "Veuillez ne pas déposer dans ces poches les éléments interdits prévus dans nos statuts". Je ne savais pas que les pots de yaourts et le polystyrène d'emballage des viandes ne devaient pas s'y trouver. Et bien quelle a été ma réaction ? Pendant plus d'un moi, pleine de rage, j'ai juste mis tous mes déchets, même ceux recyclables, dans ma poubelle ordinaire ! Bon, c'était prévisible, avec ces deux épisodes, ma tension artérielle est montée ... mais j'avais envie de t'en parler ... pour te dire que oui, ce n'est pas bien de polluer la nature et de ne pas recycler, mais ce n'est pas toujours les usagers qui sont les fautifs, ils sont souvent les victimes d'un système qui n'est pas au point ...

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    1. Ah, les emballages c'est un vrai problème. Il y en a beaucoup trop et en plus le contact du plastique avec les aliments n'est pas toujours sain. J'aimerais bien voir moins d'emballages en plastique, plus de contenants en verre, mais avec un ramassage de verre à ma porte, car ce n'est pas évident de transporter le verre jusqu'aux containers dédiés, dont je n'ose même pas m'approcher pendant une partie de l'année à causes des guêpes et de l'odeur de boissons alcoolisées !
      Quand à ces coups de colère qui nous étreignent parfois face à des dysfonctionnements de nos administrations et/ou institutions, peu de gens y échappent. Mais n'oublions pas que nous avons la chance de vivre dans un pays en paix, et d'avoir plus de libertés que la plupart des gens ayant vécu et vivant actuellement sur terre, et qui ont connu ou connaissent le totalitarisme, la pensée unique, la maladie, les pillages, les massacres, l'asservissement, l'obscurantisme, la terreur. Et pourtant parfois moi aussi je suis furieux, on ne se refait pas ;-).

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  12. Aaaaaah enfin quelqu'un qui n'a pas les cheveux qui se dressent sur la tête quand on parle de revenu universel... Ouf !
    La conscience écologique est une chose, la juste répartition des richesses en est une autre et la question du travail est vaste mais en grande évolution. Le modèle du plein emploi des 30 glorieuses est révolu il faut envisager autrement notre société mais quel défi que d'ouvrir les consciences sur le sujet ! Comment se fait-il que je n'avais pas vu ce post plus tôt moi ???

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