Transmission du savoir

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Quand on parle de culture, on pense souvent aux livres et aux salles de classe. Mais les connaissances qui se transmettent oralement, sur le terrain, par le geste et par l'exemple, sont essentielles. Savoir identifier une plante, attraper une écrevisse, reconnaitre un champignon, décortiquer une noix fraîche pour la manger avec du pain et milles autres pratiques de la vie à la campagne sont autant de facettes d'une culture vivante que les enfants s'approprient avec avidité. Bien au delà des connaissances techniques, c'est surtout une émotion qui passe ainsi de génération en génération. Les deux personnes que nous voyons ont un ancêtre commun qui était garde des eaux et forêts dans la région et qui est certainement passé par là plusieurs fois dans les années 1930 à 1950. Comme il s'agit de mon grand père maternel, je me permets de lui dédier cette photo.

Commentaires

  1. Belle dédicace, pour un grand-père qui a pris le temps d'expliquer. Les vacances sont à cet égard une plage de vie bénie!

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    1. Oui, les vacances sont une occasion de la transmission de toute une culture familiale. Je n'ai pas connu ce grand-père, mais c'est pendant les vacance d'été, lorsque j'étais enfant, qu'on m'a parlé de lui.

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  2. Des descendants du grand-père j'ai appris: la pêche, aller aux vers de rosée, ramasser les escargots, manger les écrevisses, les noix fraîches en ôtant délicatement la petite peau blanche, manger la friture du jour et sans doutes bien d'autres choses!!!

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    1. Je ne pourrais pas faire la liste exhaustive de ce que j'ai appris, mais le résultat est une certaine appétence et une certaine émotion pour tout ce qui touche à la nature.

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  3. Les seules connaissances en botanique je les dois à mon grand-père, qui ramassait les plantes chaque été, elles étaient séchées et constituaient une bonne part de la pharmacie familiale en hiver. Une transmission belle et vive, le contraire de "lettres mortes". Elle a pris racine je crois Olivier dans vos belles images !

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    1. Bizarrement, les descendants du fameux grand-père ne connaissaient pas les plantes sauvages comestibles dont je découvre seulement l'abondance et la diversité ces dernières années. C'est que ces plantes ne sont pas cueillies ni vraiment connues dans la région, ou que peut être elles ont été exploitée pendant la guerre et qu'ensuite les gens ont préféré les oublier pour entrer dans la société de consommation. Il y a des exceptions : pissenlit, chicorée, asperges sauvages, et bien sur noix, noisettes, mûres, fraises des bois...

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  4. Réponses
    1. Je n'ai pas eu le temps de faire plusieurs photos car les "sujets" se déplaçaient d'un bon pas et bien sûr il fallait utiliser la mise au point manuelle. L'autofocus aurait fait le net sur les branches d'arbres. J'ai donc eu un peu de chance :-).

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  5. C'est une belle photo, et un bel hommage !

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  6. Cette photo est troublante , j'aurais parié que c'était Ton frère et son fils plus jeunes et que tu avais fait un montage.

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    1. Ah, tu pensais qu'il s'agissait d'un montage ! Eh non, c'est au contraire une photo prise "sur le vif", et ce n'est pas le fils de mon frère mais un petit cousin de la génération suivante :-).

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  7. Ah bah il me semblait bien que ça ne pouvait pas être le fils de ton frère et donc j'avais bien reconnu le fils de ton cousin... mais punaise il est bien grand pour son âge!!!

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  8. J'aime beaucoup le rendu de cette photo et l'hommage que tu fais à ces 2 personnes.

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