L'empreinte de l'homme

Les affouages et coupes d'exploitation de cet hiver ont profondément transformé des pans entiers de forêt. Chaque année, les propriétaires forestiers (communes, organismes publics, particuliers) puisent un peu plus dans leur capital pour faire face aux besoins énergétiques et économiques d'une société fondée sur la notion de croissance. Heureusement, la plupart des ces zones exploitées sont gérées de manière à ce que la forêt se renouvelle dans les prochaines décennies. Les plaies se cicatriseront au fil des années en prenant d'abord la forme de broussailles impénétrables qui feront la joie des sangliers mais ou toute végétation de surface va disparaitre, y compris par exemple les champignons. Ma crainte, c'est que dans le futur on ne laisse pas le milieu forestier se reconstituer complètement entre deux périodes d'exploitation. La production de bois massif est trop lente. On lui préférera la culture intensive d'espèces à développement rapide dédiées à la production de copeaux de bois à usage de chauffage, de construction et d'ameublement. Déjà aujourd'hui, les meubles en bois massifs font figure d'exception. 


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